Ménopause précoce : attention aux phtalates dans les cosmétiques!

octobre 30, 2012 par  
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Les cosmétiques toxiques

Suite à mon article sur l’étude de la Fondation David Suzuki sur les ingrédients potentiellement toxiques dans les produits de beauté, je me suis tenue informée sur les découvertes dans ce secteur.

Je suis récemment tombée sur un article qui parlait d’une étude de l’Université de Washington à St-Louis sur les phtalates, menée sur 5 700 femmes.

Les phtalates sont un groupe de produits chimiques dérivés de l’acide phtalique. Ils sont utilisés dans une foule de produits. Leur première utilisation est la fabrication de matière plastique. En second rang, on retrouve les produits cosmétiques.

Et les produits sont variés : vernis à ongles (le phtalates empêchent le vernis de craquer), parfum, fard paupières, hydratant pour la peau, savon liquide et laque fixatrice pour les cheveux (fixatif à cheveux). Les phtalates sont des agents fixateurs qui augmentent le pouvoir de pénétration du cosmétique sur la peau.

La toxicité des phtalates est connue, car on les utilise depuis 50 ans. Par exemple, les tests sur les animaux à une concentration élevée démontrent une baisse de la fertilité, réduction du poids du foetus, mortalité foetale, des malformations, des effets sur le foie, les reins et le système reproducteur mâle. Certains phtalates ont aussi un effet perturbateur endocrinien (effets sur l’équilibre hormonal). Et c’est justement sur ce point que la dernière étude met le focus.

L’étude de l’Université de Washington à St-Louis démontre que les phtalates peuvent provoquer une ménopause précoce chez les femmes les plus exposées.

Dans l’étude, les femmes dont les niveau de phtalates dans le sang ou l’urine se situaient dans les 10% les plus élevés, ont eu leur ménopause plus tôt que les autres, soit 2,3 ans plus tôt (en moyenne de 49 ans chez ce même 10% VS 51 ans dans la population normale).

L’étude ne peut cependant pas expliquer pourquoi certaines femmes sont plus exposées aux phtalates que d’autres. On pense qu’elles pourraient être de plus grandes utilisatrices de cosmétiques, qu’elles consomment d’avantage d’aliments emballés dans du plastique ou encore de l’eau embouteillée, mais ce sont des suppositions. Car évidemment, il n’y a pas que les cosmétiques. On en retrouve souvent dans le PVC, les couches, les chaussures, certains tissus, jouets, encres et peinture, détergents, matériaux de construction, médicaments, etc.

Des chercheurs de l’Institut national de santé publique du Québec ont déclaré que 12% de la population dépasserait la dose maximum!

On remarque que les femmes ont de plus en plus leur ménopause tôt et qu’elles ont de plus en plus des troubles de fertilité. ll faut commencer à se poser des questions sur nos habitudes de consommation et voir quels changements on peut apporter afin d’améliorer notre santé.

Heureusement pour nous, consommatrices de cosmétiques invétérées, la loi oblige les compagnies de cosmétiques à indiquer les phtalates dans la liste des ingrédients. Mais attention, ils ont souvent des termes abrégés dans ces listes, car il existe une dizaine de variété de phtalates. Les plus répandues sont DBP, BBP, DIDP, DINP et DEHP. Toutes ne sont pas utilisées en cosmétiques, comme le DEHP par exemple, mais il vaut la peine d’essayer de lire la liste des ingrédients pour les éviter le plus possible.

Sources : Wikipedia et Psychomédia.

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