Cosmétiques toxiques

octobre 30, 2010 par  
Classé sous Articles récents, Le saviez-vous?

Les cosmétiques toxiques

Les cosmétiques toxiques

Les consommatrices se questionnent de plus en plus sur les ingrédients se retrouvant dans leurs produits de beauté. C’est normal, puisqu’on a des mauvaises surprises fréquemment. On apprenait il y a quelques années que les parabènes pourraient avoir des effets indésirables sur la santé. Et ce fut le cas pour une foule d’ingrédients qu’on croyait inoffensifs.

La Fondation David Suzuki, un organisme canadien sans but lucratif réputé dans le domaine de l’environnement, a récemment publié une étude sérieuse sur les ingrédients potentiellement dangereux pour la santé et/ou l’environnement dans les cosmétiques.

L’étude, appelée « Ce qui importe le plus, c’est le contenu », a fait jaser! Elle a nommé une liste de douze ingrédients « à éviter », des pourcentages de produits qui en contiennent certains, et surtout, une liste de produits en contenant au moins 6 ou 7 sur douze! Ces douze ingrédients sont liés à des problèmes de santé et d’environnement, dont le cancer, l’asthme, les allergies et les maladies reproductives.

Vous pouvez télécharger l’étude complète sur le site de la fondation, davidsuzuki.org, mais je ne pouvais pas passer à côté, et j’ai décidé de vous en parler brièvement, puisque je suis une bloggeuse beauté, et que l’étude touche mon domaine tout particulièrement.

Je tiens avant tout à vous faire savoir que cet article est écrit de façon neutre, pour vous transmettre les informations sur cette étude, mais je ne veux pas susciter de polémique, ni prendre position. 

L’étude a demandé à plus de 6000 personnes d’entrer la liste des ingrédients de tous les produits de soins cosmétiques qu’ils utilisaient régulièrement. On a réussi à comptabiliser non moins de 12 550 produits. Et c’est avec ces listes d’ingrédients que les chercheurs ont sélectionné les plus fréquents et les plus dangereux. Ces ingrédients ont été baptisés « dirty dozen ».

Ce qu’il est important de savoir au sujet de cette liste, c’est qu’elle n’est pas exhaustive. Un groupe de chercheurs américains a dénombré pas moins de 10 500 produits chimiques utilisés comme ingrédients cosmétiques, comprenant des agents carcinogènes, pesticides, perturbateurs endocriniens, plastifiants, solvants de dégraissage, agents surfactants et éléments toxiques pour la santé reproductive.

De plus, certains produits chimiques très préoccupants ne sont pas dans la liste, pour la simple raison que la loi canadienne n’exige pas leur mention sur l’étiquette. Par exemple, le phtalate de diéthyle, appelé DEP, est fréquemment utilisé dans les mélanges de fragrances cosmétiques. Il sert entre autres à faire durer le parfum plus longtemps, pour qu’il soit moins volatile. Les phtalates sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. Ils réduiraient le nombre de spermatozoïdes chez l’homme et ils causeraient des anomalies reproductrices du foetus mâle lorsque la mère a été exposée durant la grossesse. Les métabolites de phtalate ont également été associés à l’obésité et à la résistance à l’insuline chez les hommes.  Et pourquoi ne sont-ils pas sur les étiquettes de cosmétiques? Parce que le terme générique « parfum » est suffisant pour la loi, donc on peut mettre ce qu’on veut dans ces parfums sans avoir à l’indiquer.

Et les résultats de l’étude sont troublants. Près de 80% des produits recensés contiennent au moins un ingrédient de la liste « dirty dozen », 50% en contiennent plusieurs, et sur plus de mille produits, la liste des ingrédients n’était pas clairement indiquée.

Alors au moins, nous avons des pistes avec les douze ingrédients. Vous voulez probablement les voir là hein? J’en connais plusieurs qui vont courir dans leur salle de bains pour vérifier les ingrédients et voir si un des douze ingrédients à éviter y figurent. Hé bien ne soyez pas surprise, ce sera probablement le cas. 57% des produits de l’étude en contenaient un ou plusieurs. Voici les ingrédients de la « dirty dozen ».

BHA et BHT : interféreraient avec les fonctions hormonales, seraient potentiellement cancérigènes (les BHA) et seraient nocifs pour la faune et les poissons.

-Certains colorants comme la p-phénylènediamine (utilisée dans les teintures à cheveux) et ceux identifiés par CI suivi de cinq chiffres, tous dérivés du goudron de houille : pourraient être cancérigènes et contenir des métaux lourds toxiques pour le cerveau.

DEA, Cocamide DEA et Lauramide DEA : sont nocifs pour la faune et les poissons et peuvent réagir avec d’autres ingrédients pour former des nitrosamines (substances chimiques) cancérigènes.

Dibutyl Phtalate : utilisé dans les produits à ongles, considéré comme toxique pour la reproduction et suspecté d’avoir des effets sur la fonction hormonale. Également nocif pour la faune et les poissons.

Dmdm hydantoin, Diazolidinyl urea, Imidazolidinyl urea, Methanamine, Quarternium-15 et Sodium hydroxymethylglycinate (libérateurs de formaldéhyde) : agents de conservation cancérigènes.

Paraben, Methylparaben, Butylparaben et Propylparaben : alors ça vous devez connaître. Les fameux parabènes : considérés comme perturbateurs endocriniens et pourraient interférer avec les fonctions reproductrices mâles. Et ils ne sont pas prouvés comme cancérigènes comme on le croit, du moins pas encore…

Parfum : étant donné leur longue liste de produits chimiques, peuvent déclencher des allergies, des migraines ou de l’asthme, et certains ingrédients entrant dans leur composition peuvent être associés au cancer et à l’intoxication des neurones. Nocif pour la faune et les poissons, en particulier les muscs synthétiques.

PEG (sur la liste d’ingrédients suivi d’un chiffre comme PEG-60) : dans certains cas peut contenir du 1,4-dioxane, potentiellement cancérigène.

Petrolatum : dérivé du pétrole, peut contenir des impuretés cancérigènes.

Cyclotetrasiloxane : perturbateur endocrinien et potentiellement toxique pour la reproduction. Nocif pour la faune et les poissons.

Sodium laureth sulfate : peut contenir du 1,4-dioxane, potentiellement cancérigène. Et personnellement j’ajoute qu’il dessèche la peau.

Triclosan : suspecté d’interférer avec la fonction hormonale et de contribuer à rendre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Nocif pour la faune et les poissons. Il faut aussi ajouter qu’il est irritant pour la peau et les yeux.

Si vous n’êtes pas certaine, et surtout avant de faire un achat, vous pouvez consulter le site Skin Deep (http://www.cosmeticsdatabase.com/), qui recense des milliers de produits cosmétiques et leur potentiel toxique. Vous y trouverez aussi la liste complète des ingrédients pour chaque produit.

L’ingrédient de la « dirty dozen » que vous risquez de retrouver le plus souvent est évidemment le parfum (56% des produits de l’étude). Il faut savoir que 3000 produits chimiques peuvent entrer dans sa composition. Le parfum est suivi des PEG(28%) et des Parabènes (24%) dans les plus communs.

La bonne nouvelle, c’est que 20% des produits de l’étude ne contenaient aucun des douze ingrédients listés par la fondation. Ça ne veut par contre pas dire qu’il n’y a pas de produits chimiques potentiellement problématiques, mais ça donne quand même une piste.

La fondation a énuméré certaines marques  (liste non exhaustive bien sur) dont la liste d’ingrédients était souvent exempte des ingrédients de la « dirty dozen ».

Les voici :

-Aubrey’s Organics

-Avalon Organics

-Druide

-Green Beaver

-Jason

-Kiss My Face

-Nature Clean

-Nature’s Gate

-Prairie Naturals

-Rocky Mountain Soap Company

-Tom’s of Maine

Comme il s’agit d’une étude canadienne, je suis certaine que vous trouverez une foule de marques qui sont exemptes de la « dirty dozen », en particulier en Europe, ou les gens sont plus sensibilisés qu’en Amérique.

L’étude se termine avec des recommandations, notamment des lois plus rigides sur l’étiquetage (en particulier avec les parfums), sur la composition des produits (certains ingrédients, selon la Fondation David Suzuki, devraient être carrément bannis des cosmétique. C’est le cas du BHA et BHT, des colorants dérivés du goudron de houille, des phtalates, des formaldéhydes et agents libérants du formaldéhyde, les parabènes, le pétrolatum, les siloxanes et le triclosan), plus de transparence et d’accès à l’information des fabricants et surtout, interdire les allégations marketing trompeuses sur certains produits, comme « biologique » (alors que le produit n’est pas bio à 100%), ou encore « sans parfum / non parfumé », alors que le produit contient des parfums « masquants » pour camoufler l’odeur de certains autres ingrédients.

J’ai dit précédemment dans l’article que je ne désirais pas prendre position. Par contre, on peut nuancer l’étude. Je vais citer une biochimiste et cosmétologue canadienne, Mikaela Teris, interviewée par la journaliste Ève Dumas du journal La Presse, concernant la fameuse Étude de la Fondation David Suzuki : « (…) Tous les ingrédients de la douzaine se retrouvent dans les cosmétiques, oui, mais en quantité minime. Les produits pharmaceutiques, par exemple, sont bourrés de PEG. Les BHA et BHT, on en mange beaucoup plus qu’on n’en met sur sa peau. Quant aux parfums, je serais beaucoup plus inquiète des parfums d’ambiance synthétique que du parfum qui se trouve dans mon lait démaquillant (…) Ce serait beaucoup plus risqué d’utiliser un produit contenant un agent de conservation inefficace qu’un produit avec des concentrations minimes de parabènes. »

Alors, suite à ce commentaire d’une biochimiste et à la lumière de l’étude en tant que telle, quel-est votre opinion en tant que consommatrice? Que pensez-vous de cette étude? Exprimez-vous, j’aimerais entendre vos commentaires…

Commentaires

29 Responses à “Cosmétiques toxiques”
  1. fred dit :

    Franchement surprise par cette étude…Pour avoir acheter plusieurs cosmétiques et produits de maquillage de différentes marques, c’est en tapant le nom de quelques marques (entrée de gamme, moyenne gamme et de luxe) que l’on se rend compte que le prix n’est pas du tout gage de qualité…Ce qui est d’autant plus désolant, c’est de voir certains chef de file de l’industrie qui balancent littéralement de la cochonnerie dans leurs produits et qui osent nous les vendre comme des produits miraculeux de qualité. Complètment aberrant!

  2. CECILE dit :

    Très instructif cet article. Freiner l’apparition des rides ou éviter une maldie grave… Il faut choisir ! Du coup, j’aurai encore plus de mal à choisir mes produits… Bon, la présence de produits toxiques dans nos crèmes est donc confirmée mais je me demande si les quantités sont suffisantes pour être vraiment néfastes et est-ce que tout cela s’accumule dans le corps… Est-ce qu’il est possible de faire un lien avec les personnes qui ont déclaré des maladies ou allergies, avec l’utilisation de tels produits ? Bref, je suis curieuse d’en savoir plus ;)

  3. So dit :

    Moi je suis plutôt de l’avis de Mikaela Teris (comme 99% des gens de la profession ;)).

    Bien sûr, il faut rester prudent et certaines substances sont heureusement réglementées, mais je viens d’interviewer un toxicologue français indépendant qui a mis totalement hors de cause par ex les parabènes ou les PEG (qui sont tellement inertes qu’ils sont utilisés comme témoins négatifs / placebos lors d’études médicales). Egalement les silicones (-siloxane / -methicone) et la paraffine (petrolanum) qui sont internes pour l’organisme mais par contre mauvais pour la planète.

    Il a été moins « sympa » avec les SLS, qui peuvent d’ailleurs être facilement remplacés (sauf si le consommateur aime quand ça mousse – la raison pour laquelle on en trouve encore partout), les phtalates ou les solvants dans les vernis.

  4. I.D. dit :

    Bonjour Cécile,
    selon Santé Canada, les quantités de ces substances sont en infime quantité (il existe des seuils à respecter), et par conséquent ils n’ont aucun effet sur l’organisme.
    Par contre, certaines d’entre-elles s’accumulent effectivement dans l’organisme et surtout, dans l’environnement…

  5. I.D. dit :

    Très bon commentaire So!

  6. christine dit :

    J’ai lu ton article (très intéressant) avec beaucoup d’intérêt tu t’en doutes. En France, le bio est « à la mode ». Surtout en ce qui concerne l’alimentation et les cosmétiques. je vends des produits bio mais je pense que ce phénomène a été trop rapide et les gens achètent du bio parce que c’est tendance et non pour des valeurs fondamentales. D’ailleurs, les grands groupes (l’Oréal, Garnier, etc.)ne s’y sont pas trompés et se sont emparés de ce phénomène, le greenwashing a fait son apparition. Cette inclination bio durera-t-elle ? La qualité des produits bio ne sera-t-elle pas tirée vers le bas par les grands groupes malgré les labels français et européens ? Seul l’avenir nous le dira…
    Certaines marques énumérées ci dessus sont très connue en France, car de très bonne qualité : Druide, Kiss My Face pour ne citer qu’elles :)

  7. I.D. dit :

    Très intéressant comme commentaire Christine!
    Je suis contente que Druide soit appréciée en France, puisque c’est québécois, bien de chez nous.
    Pour le bio, même les « labels » ne demandent pas que le produit soit 100% bio. Que doit-on faire pour faire les bons choix?

  8. Monochrome dit :

    Je vis en France et n’avais jamais entendu parler de Druide (et je ne pense pas vivre dans une bulle, même si je ne prétends pas connaître toutes les marques, y en a trop) alors de là à dire que c’est une marque très connue… Ou alors c’est connu uniquement d’un cercle de passionnées du bio, peut-être… Je suis étudiante en cosmétique et je ne veux pas me servir de cet argument comme d’un bouclier qui me met au dessus de toute erreur mais c’est pas comme si je n’étais pas du milieu donc… Je ne remets pas en cause que la marque puisse être de qualité mais je voulais juste tempérer l’affirmation de Christine.

    Personnellement, je rejoins l’avis qui dit que oui, certains produits sont toxiques, mais à quelles doses? En Amérique je sais pas mais en France il y a des restrictions en ce qui concerne l’utilisation des substances toxiques dans les cosmétiques (heureusement!) et du coup on ne les retrouve pas en forte quantité. Je suis d’avis de penser que les risques sont minimes. Je pense qu’on entretient trop la paranoïa sur « le danger rôde autour de vous en permanence, rien n’est sûr! ». Je dis ça au hasard mais peut-être aussi que toute cette tendance vient des marques bio ou naturelles qui ont cherché des arguments marketings pour insérer leurs produits sur un marché qui ne leur accordait pas beaucoup de place à l’origine. « Oh, regardez, ça c’est super toxique, et bah dans mon produit y en a PAS ». Je vois pas des complots partout (enfin je pense pas) mais il faut garder à l’esprit qu’il y a des questions d’argent et de rentabilité dans tout ça. Christine le souligne bien avec l’exemple de L’Oréal et Garnier qui font du bio (ridicule!). Donc je ne doute pas que les études soient sérieuses ni rien, hein, mais avant de faire psychoter tout le monde sur les cosmétiques, commençons par abolir la cigarette. C’est bien plus dangereux.

  9. I.D. dit :

    Bonjour Monochrome, merci pour votre commentaire très intéressant. J’ai bien aimé l’histoire de la cigarette, LOL!
    Effectivement, même au Québec, Druide, qui est une compagnie québécoise, n’est pas si connue que ça, alors j’étais surprise que ce soit TRÈS connu eu France. Je pense donc que ça gagne en popularité et c’est tant mieux, mais que les gens qui connaissent les produits bios doivent plus connaître.
    Mais c’est une belle gamme de soins qui gagne à être connue.

  10. mouche a beurre dit :

    bin moi, je suis bien contente qu’un labo aie le courage de faire une telle etude. alors, oui, les substances toxiques sont en quantité infimes, mais sur toute une vie, y’a quand meme de l’accumulation ! c’est pas pour rien que la majorite des produits sont testés sur de pauvres bestioles! on retrouve tout de même 23 produits chimiques dans l’organime humain, et le lait maternel est pollué… alors bien sur qu’on va pas dire aux gens que certaines substances cosmetiques sont toxiques y’a quand meme un marché qui se compte en milliard… et puis faut pas s’affoler, le nuage de tchernobyl s’est arr^été a la frontiere française ( bé oui, l’avait pas de passeport). désolé pour l’ironie mordante, mais les discours sécuritaires sont là pour taire les angoisses des gens, et apparement ça marche très bien. cela dit, les produits naturels peuvent occasioner de fort belles reactions allergiques…

  11. christine dit :

    je n’ai pas eu le temps de répondre avant car Noël approche et je suis débordée de travail :)
    @ Monochrome : les cigarettes ne sont pas encore abolies en France, mais leur prix vient d’être augmenté de 6 % aujourd’hui !!!
    Je persiste et dis que la marque Druide est connue et reconnue en France (bien sûr, moins que Yves Rocher…)mais effectivement cela dépend peut être des gens que je côtoie !
    Sinon, pour les labels bio, en France nous avons le label Cosmébio que l’on retrouve même sur les cosmétiques de supermarché et le label Nature et Progrès qui est un label ayant un cahier des charges très exigeant. Enfin, une harmonisation des labels bio européens est en cours…
    Je ne sais pas si cela peut intéresser, mais il y a un site sur lequel je vais régulièrement afin de voir la composition de produits cosmétiques c’est http://leflacon.free.fr/ . J’espère qu’après une visite sur ce site, tous vos cosmétiques n’iront pas à la poubelle !

  12. Monochrome dit :

    Ca dépend peut-être aussi de la région, pour Druide. Si vous habitez dans la région parisienne où les nouveautés sont plus rapides à se faire connaître, ça pourrait expliquer le phénomène. Perso je suis de province donc :p
    Et c’est bien fait, pour la cigarette. Mouhahahaha.

  13. GenV dit :

    Bravo pour cet article et merci d’avoir fourni ces références précieuses. Ça m’a fait réfléchir et radicalement changé mes habitudes de consommation. J’ai déjà jeté pas mal de produits de ma trousse de maquillage et même un parfum après m’être aperçue en consultant « Skin Deep » qu’ils battaient des records de toxicité. Je ne renoncerai pas à me maquiller mais je compte désormais le faire intelligemment, sécuritairement et dans le respect de l’environnement.

  14. Julien dit :

    Bonjour,
    J’avance a visage découvert, je suis dans l’industrie cosmétique. Ce rapport sur les 12 salauds pourrait être intéressant s’il n’était pas simpliste. Prenons le cas du parabene, c’est un produit qui est pour beaucoup néfaste car il y a eu une seul étude publiée en 2004 en angletterre. Il y a eu de nombreuses études qui ont démontré que le parabène est présent de façon naturel dans certains fruits rouges, des organismes marins en produisent naturellement pour se défendre des bactérie. Depuis 2004, le parabène est toujours utilisé pour formuler en cosmétique, non pas parce qu’on est des méchants qui faisons du pognon sur la santé des gens, mais parce que correctement dosé il est inofensif pour 99% de la population. Là je sais que des gens commencent à bondir, et a se dire et les 1% restant !!!! Et bien c’est impossible d’avoir un produit compatible avec 100% de la population, il y a bien des gens qui font de l’alergie à l’eau, au lait, au gluten … Les produits cosmétique sont également utilisés par les gens du secteur de la cosmétique, on en donne a nos enfants et en toute connaissance de cause. Le curar est un poison mortel utilisé par les améridiens, a faible dose, c’est un puissant produit pharmaceutique utilisé comme anethésique. Ce n’est pas le produit qui fait le poison, mais bien la dose employée. La cosmétique Européenne et Française est une des industrie les plus responsable, les tests sur animaux ne sont plus pratiqués depuis 2004 sur les produits finis, tous les ingrédients qui rentrent dans une formule font l’objet d’un controle et des tests de toxicité qui coutent des centaines de milliers d’euros par formule sont fait systématiquement.

    La question est de savoir si les aprentis sorciers qui font du bio parce que ça fait anti conformiste savent ce qu’ils font ! Connaissent-ils la réglementation ou font-ils des produits « maisons », fabriqués dans leur cuisine qui sont à mille lieux des conditions de salle blanche vers lesquelles on évolue dans l’industrie cosmétique. Et puis franchement qu’est-ce qu’un cosmétique bio, les labels rentrent dans une polémique sur le pourcentage d’ingrédients qu’il faut avoir dans une formule pour qu’un produit soit labellisé. Au final on nous mene en bateau entre le bio et le naturel, on labellise des ingrédients bio qui n’ont aucune légitimité pour l’être tel que la glycérine…

    Je finirais en rappelant une chose, la France et donc l’Europe puisque nous avons la meme réglementation pour les cosmétique possède la réglementation la plus drastique au monde. Actuellement l’Europe est montrée en exemple par ces mêmes ONG qui ont produit ce genre de rapport et qui reprennent les memes références depuis 2004 sans se soucier de savoir si l’industrie a fait les effort nécessaire. Forcement puisque lorsqu’on communique pour se défendre on est de toute façon des empoisonneurs qui tentons de maintenir nos marges !!! Il est plus facile d’entretenir le mythe d’un méchant industriel qui a de toute façon tord face au robin des bois des ONG…

    Amusez vous bien avec vos bases de données qui ne veulent rien dire, rentrez bien dans les travers du marketing de la peur et ne vous demandez surtout pas ce qu’il y a dans vos nouvelles formules… C’est tout ce que les gens qui veulent vous vendre des produits alternatifs attendent !

  15. I.D. dit :

    Intéressant Julien.
    Je comprends votre frustration, j’ai moi même travaillé dans le développement de produits cosmétiques pour une grosse compagnie de beauté au département marketing pendant 3 ans.
    Même si je respecte votre opinion, ma position à moi est plus nuancée, mais le point le plus important qui me dérange, c’est que l’industrie des cosmétiques est souvent plus pointée du doigt que les autres industries. Le pharmaceutique, l’alimentaire, les autres produits de consommation, sont plus épargnées que le cosmétique. Pourquoi, je ne sais pas.
    Pour les tests sur les animaux, vous le dites vous-même : les formules finales ne sont pas testées sur eux, mais les ingrédients et les matières premières le sont dans bien des cas, alors on ne peut pas affirmer ça. Pour faire le lien avec ce que je viens de mentionner, c’est d’ailleurs le cas de l’industrie pharmaceutique. TOUS les médicaments ont été testés sur des animaux. Mais on ne pointe pas du doigt Tylénol parce que des rats l’ont testé avant nous, alors qu’on le fait avec les cosmétiques. Il faudrait être constant…
    Ceci dit, je ne crois pas que les produits bio sont nécessairement la solution. Une partie de la solution, et je dis bien une partie, se trouve dans des lois plus sévères et dans l’application de celles-ci.

  16. Julien dit :

    I.D., je ne peux qu’abonder dans votre sens.

    Il est vrai que ces dernières années l’industrie cosmétique a été systématiquement la proie d’attaque. Ces attaques sont plus idéologiques que fondée car le cosmétique en tant que tel véhicule une certaine idée de l’égocentrisme vu qu’on s’occupe de soi et qu’on veut devenir plus beau, c’est donc rattaché au futile. On néglige que c’est une des industrie phare de la France qui est perçu comme un véritable art de vivre, tout autant que la gastronomie française. Loin de faire du chauvinisme primaire, je veux simplement conserver cet héritage qui vient de la Renaissance. Vu de l’étranger un cosmétique ou un parfum c’est Paris, les parfums se vendent parce qu’on y associe des valeurs de romantisme et de glamour.

    Les attaques répétées sur le parabene n’ont visé que l’industrie cosmétique alors que ce produit est présent dans l’alimentaire, dans les médicaments, dans les lentilles de contact aussi.

    Le problème maintenant est que le consommateur ne veux plus de cette substance, face a des consommateurs qui boudent des produits parce qu’ils ont reçu une information qui leur faisait froid dans le dos à dire qu’ils s’empoisonnaient a petit feu. On est dans l’irrationnel, on ne prend pas en compte les études, personne, même pas les journalistes ne font de véritable travail de discuter avec des toxicologues pour véritablement poser le problème et trancher le débat. L’industrie n’a plus qu’un seul choix, retirer les substances décriées des formules, non pas parce que c’est dangereux, mais parce que les ventes s’effondrent. Et les accusateurs de crier au triomphalisme puisque l’industrie a défaut de vendre leur donne raison. S’ils ne font rien ils ont tord de continuer a empoisonner, s’ils agissent pour retirer les produits ils ont de toute manière tord…

    J’en veux pour preuve une étude faite par Campaign for safe Cosmetic, une organisation qui est le bras armé de Environemental Working Group, que l’on retrouve également derrière l’étude Skin Deep. Il ont produit un rapport sur les parfums et les phtalates. Le rapport releve les taux dans des parfums à intervalle de 2 ans et constate que ceux ci ont baisser. Au lieu de se féliciter, le commentaire va bon train en disant que des substances dangereuses ont été retirées certes mais que l’industrie a surement remplacer ces ingrédients par d’autre dont on ne sait rien et qui sont cachés… Bonjour la parano ! On reste toujours dans la stratégie de dénigrement, en employant le conditionnel.

    Je suis d’accord avec vous, il reste les lois qui sont de toute manière un garde fou nécessaire.

  17. I.D. dit :

    Très bon commentaire Julien.
    Mais que ce soit pour les cosmétiques ou n’importe quoi d’autre, les médias créent du sensationnalisme, alors les gens en font justement une psychose collective, un peu pour reprendre ce que vous dites.
    Je suis Canadienne, alors pour la vision des Français, je ne peux pas me prononcer, mais je peux dire que la vision des cosmétiques est la même ici. Comme c’est superficiel, on est plus sévère. C’est normal.
    Mais les Européens sont plus informés et plus critiques que les Canadiens. Ici, on peut nous en passer plus facilement….

  18. Npn dit :

    Bonjour tout le monde … je viens de lire les commentaires … et du coup je ne sais plus vers ou me tourner … Bio ou pas ?!?

    Fidèle lectrice du G-D Luxembourg ;)

    Bisous

  19. Florence dit :

    Bonjour ID,

    Je suis accro au maquillage, mais surtout j’achète uniquement des marques de luxe, même si les gens me disent que je jète l’argent par la fenêtre pour des produits chimiques. Mais pour moi le maquillage, c’est une passion. Mes parents sont tous les deux médecins et ils me disent sans arrêt que c’est nocif pour la santé. Des articles comme vous avez là, mes parents m’en ont montré des tonnes et je dois vous avouer que sur le coup, ça me fait peur, mais j’oublie le lendemain. Je n’ai pas l’impression que vous êtes neutre sur le sujet parce que vous vivez vous-même dans le domaine de la beauté, donc vous devez constamment acheter des produits et si vous verifiez à chaque fois les ingrédiens, vous ne rentreriez pas chez vous le mains pleines. Donc, vous devez être assez rassurée par l’utilisation du maquillage. Par contre, je suis curieuse de savoir ce que vous répondriez, étant une maquilleuse professionnelle, à quelqu’un qui vous affirme que le maquillage cause le cancer et des choses comme ça.

    Florence

  20. I.D. dit :

    Bonjour Florence,
    c’est un bon commentaire.
    Je répondrais que c’est une question personnelle. Je dirais peut-être à la personne de commencer par regarder avec quoi elle nettoie sa maison (Windex, Fantastik, etc. ), si elle mange des aliments santé ou du McDo, si elle vaporise des tonnes de Glade ou d’Air Wick dans les airs, si elle habite à côté d’une autoroute, si elle fume, si elle boit de l’alcool, etc. Si elle répond oui à une de ces questions, je lui dirait de corriger le tir avant de commencer à parler des cosmétiques, dont les ingrédients comme les parabènes ou autres du même genre sont en quantité minime à l’intérieur. Rien à voir avec les produits nettoyants qu’on respire à plein poumons. Rien à voir avec les émissions de nos voitures… Je lui dirais aussi de regarder du côté de l’industrie pharmaceutique. Il y a des parabènes dans plein de médicaments qu’on ingère. Donc entre avaler des parabènes ou en avoir sur ma peau, je choisie la seconde option…
    Alors tout est une question de contexte et de croyances et choix personnels. Il faut juste être constant et ne pas seulement y aller avec l’opinion « à la mode » qu’on vous dit d’avoir…

  21. Florence dit :

    Bonjour ID,

    Merci pour votre réponse. Vous aviez raison, dans le monde actuel, presque tout a été modifié, transformé. C’est injuste de se montrer si sévère envers les cosmétiques alors que même notre nourriture est chimique. En ce qui concerne les parabènes, je ne sais pas quoi en penser. Vous voyez, j’utilise beaucoup de produits sans cet ingrédient comme mes produits pour le visage Vichy, pour les cheveux, gamme bio de Rusk, certains produits de Lise Watier, de Korres, de Josie Maran. Mais rien ne me dit que ces compagnies ne mettent pas d’autres agents de conservation encore plus nocif que le parabène dont nous ne sommes pas au courant. Donc, parabène ou pas?

    Florence

  22. I.D. dit :

    Parabènes ou pas, c’est une excellente question. Je pense que c’est vraiment un choix personnel.
    Pour vous aider, vous pouvez lire mon articles à ce sujet : http://www.secretsid.com/2009/03/les-parabenes/

  23. cornelia dum dit :

    Je me permets de vous informer de l’existence de cette ressource unique, québécoise, écologique et gratuite, car je suis sure qu’elle intéressera vos membres et toutes les personnes désireuses d’arrêter de polluer leurs corps et l’environnement.
    J’espère qu’elle saura piquer votre curiosité et qu’il vous sera possible également de la populariser auprès du public, car cela permettra aux gens de réduire leur exposition aux produits et ingrédients dont la toxicité est source d’innombrables problèmes de santé.

    Le Guide des produits de beauté, d’hygiène et des cosmétiques non toxiques est un moyen d’échapper à une partie des polluants de la soupe chimique dans laquelle nous baignons. Ce document vous aide à décrypter les étiquettes sur chaque produit cosmétique en vous évitant les produits chimiques toxiques et nuisibles, vous fournit la liste détaillée des ingrédients dangereux pour la santé et l’environnement, vous apprend quels outils utiliser pour choisir des produits sains et met à votre disposition plus de 450 produits pour femmes, enfants et hommes, tous analysés, ingrédient par ingrédient et sélectionnés en fonction de leur innocuité, tout en donnant des indications sur les prix et les endroits où ces produits sont détaillés. En le consultant, vous allez apprendre de précieux astuces pour faire la différence entre le véritable et le faux bio qui, dernièrement, prolifère sans vergogne semant encore plus de confusion auprès de la population et ce dont votre peau et vos cheveux ont véritablement besoin, au-delà de slogans publicitaires, pour être en santé.

    Soutenu par plusieurs organismes comme la Fondation David Suzuki (voir rubrique On en parle) et ayant eu une très bonne critique à Radio Canada, le Guide des produits de beauté, d’hygiène et des cosmétiques non toxiques est disponible gratuitement sur http://www.corneliadum.com, un site à but non lucratif.

    Cordialement,
    Cornelia Dum
    http://www.corneliadum.com

  24. StanTheBrain dit :

    Quand ma femme à commencer à maquiller nos filles de 6 et 7 ans, je me suis dis que cela était peut-être toxique…, merci de m’avoir éclairé.

  25. I.D. dit :

    De rien! Oui c’est préférable de ne pas maquiller des enfants avec des produits pour adultes. On retrouve maintenant des vernis à ongles pour enfants, non toxiques. Pour les lèvres on peut faire des mélanges maison avec des produits alimentaires par exemple. De toute façon 6-7 ans ce n’est pas un peu jeune pour le maquillage??

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  1. […] à mon article sur l’étude de la Fondation David Suzuki sur les ingrédients potentiellement t… dans les produits de beauté, je me suis tenue informée sur les découvertes dans ce […]

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